La FESP, Fédération des Entreprises des Services à la Personne porte une mobilisation collective en faveur de la bientraitance, autour d’une Charte Éthique et Bientraitance co-construite avec le Dr en anthropologie Delphine Dupré-Levêque et des dirigeants d’entreprises du secteur.
Au-delà de cette démarche, la FESP va déployer des outils pédagogiques, et des formations à travers les solutions Xelya, ainsi que des cafés éthiques sur l’ensemble du territoire afin d’ancrer une culture de la bientraitance dans les pratiques professionnelles.
Paris, 15 juin 2026
D’ici 2050, la France comptera près de 2,8 millions de personnes âgées en perte d’autonomie, soit 700 000 de plus qu’aujourd’hui. Dans un contexte de vieillissement accéléré de la population et de volonté croissante des Français à vieillir à domicile, la question de la qualité de l’accompagnement et de la confiance est un enjeu majeur de société. En effet, l’accompagnement à domicile ne se limite pas à une prestation : il vise à préserver la dignité, l’autonomie et les choix de vie des personnes accompagnées.
Face à cet enjeu, la FESP porte une vision ambitieuse de la bientraitance, incarnée par une Charte Éthique et Bientraitance
Fruit d’une réflexion collective menée avec le soutien de la CNSA et de Xelya, cette charte a été co-construite avec le Docteur en anthropologie Delphine Dupré-Levêque, des experts et des dirigeants d’entreprises des services à la personne, au contact quotidien des réalités de l’accompagnement à domicile.
En associant étroitement les acteurs du secteur, la FESP a construit sa réflexion à partir des réalités de l’accompagnement à domicile, grâce à des enquêtes et des entretiens individuels.
Cette démarche a fait émerger plusieurs enjeux éthiques majeurs : le respect du consentement, l’équilibre entre sécurité et autonomie, la place des proches aidants, l’accompagnement des fragilités psychologiques et la prévention de l’isolement.
Faire de la bientraitance un engagement concret
La Charte Éthique et Bientraitance portée par la FESP sera diffusée aux entreprises adhérentes et constitue un cadre d’engagement commun. Elle reflète des valeurs partagées et invite chacun à s’interroger régulièrement : comment honorer nos responsabilités envers la personne accompagnée et ses proches aidants ?
Elle repose notamment sur plusieurs principes fondamentaux :
- reconnaître la personne accompagnée comme actrice de ses choix ;
- préserver son autonomie et son pouvoir d’agir ;
- respecter son intimité, ses habitudes et son projet de vie ;
- renforcer l’écoute et le dialogue avec les proches aidants ;
- soutenir les professionnels confrontés à des situations humaines parfois complexes ;
- promouvoir une culture de questionnement éthique et d’amélioration continue.
Des outils pour diffuser une culture de la bientraitance partout en France
La FESP accompagnera le déploiement de cette charte par un programme national de sensibilisation et de formation.
Plusieurs outils seront mis à disposition des professionnels et des familles :
- À partir de l’automne 2026, des bandes dessinées pédagogiques qui illustrent les situations du quotidien seront mises à disposition des adhérents, des professionnels et des familles ;
- En partenariat avec Xelya, les professionnels auront accès à des sessions de formation dédiées à l’éthique de l’accompagnement et à la bientraitance ;
- Après la finalisation des outils, la FESP organisera des cafés éthiques dans toute la France afin de favoriser le partage des premières expériences de terrain, d’identifier les bonnes pratiques et de poursuivre la réflexion avec les acteurs institutionnels.
Cette dynamique vise à fédérer les acteurs du domicile autour d’une culture commune de la bientraitance et de l’amélioration continue des pratiques.
Faire de la bientraitance une responsabilité collective
La FESP poursuit son action de professionnalisation du secteur et prend toute sa part au-delà aux actions mises en place par l’État. La Fédération souhaite par ce travail mobiliser l’ensemble des acteurs de l’écosystème sur l’évolution des pratiques et faire de la bientraitance un pré requis dans l’accompagnement.